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Equipements auto: Bosch France ferme une usine de 265 salariés
information fournie par Boursorama avec AFP 21/01/2026 à 08:21
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( AFP / IAN MAULE )

( AFP / IAN MAULE )

Le groupe allemand Bosch, premier équipementier automobile mondial, a annoncé mardi qu'il allait fermer une usine dans l'Allier, qui compte 265 salariés, et réduire ses effectifs à Vénissieux, sous l'effet de la concurrence chinoise et de la baisse du marché auto dans l'UE.

Cette annonce intervient alors que Bruxelles prépare un texte pour donner une préférence européenne aux véhicules fabriqués en Europe, avec des composant également "made in Europe", une arme protectionniste pour protéger l'écosystème automobile européen.

La direction a annoncé, lors d'un comité social et économique (CSE), la fermeture de son usine de systèmes d'aides à la conduite d'Yzeure, dans la banlieue de Moulins, le 31 décembre 2026, a indiqué à l'AFP Laurent Indrusiak, secrétaire de l'Union départementale Allier de la CGT.

Les négociations sur le Plan de sauvegarde de l'emploi doivent débuter en février, pour une cessation d'activité en juin et de premiers licenciements en septembre, selon le responsable syndical, qui a dénoncé une annonce "très brutale".

L'activité de Bosch en équipement automobile en France est "confrontée à une pression croissante due au ralentissement économique persistant", a expliqué la direction de Bosch France, qui anticipe "une baisse significative de la demande en Europe" et "une diminution de son chiffre d'affaires".

Si les systèmes d'aides à la conduite ont le vent en poupe, les ventes de voitures neuves ont baissé en France en 2025 à 1,6 million (-5%), contre plus de 2 millions en 2019, et dans l'UE de près d'un tiers depuis 2019, passant de 15 à 10 millions environ.

Afin de "préserver sa compétitivité à long terme, Bosch doit réduire ses coûts" et "des ajustements structurels sont inévitables". Le groupe anticipe notamment "un net recul du marché européen des systèmes de stabilisation électronique (ESP) dans les prochaines années".

Dans ce contexte, il "envisage de fermer son usine européenne d'ESP à Moulins, en France, d'ici fin 2026". Cette usine "devrait être fortement sous-utilisée très prochainement en raison de la faiblesse du marché".

Bosch compte aussi "réduire ses surcapacités en développement et ingénierie, ce qui concerne une quarantaine de collaborateurs à Vénissieux", dans la banlieue de Lyon.

Après la suppression annoncée en décembre par le métallurgiste Erasteel de 280 postes, notamment à Commentry, dans le même département, cette annonce s’inscrit dans "une dynamique dramatique de destruction de l’emploi industriel dans l’Allier", souligne l'UD CGT de l'Allier.

"Rien ne peut justifier qu’un groupe industriel de cette envergure sacrifie un site et un territoire", poursuit-elle, en appelant à "la responsabilité de l’État".

Bosch, qui a annoncé la suppression de 9.000 postes depuis 2024, avait déclaré en septembre vouloir supprimer 13.000 postes supplémentaires d'ici 2030 en Allemagne, où ses capacités sont sous-exploitées par rapport à la concurrence chinoise.

D'autres grands équipementiers allemands, Continental, ZF et Schaeffler, ont également annoncé des milliers de suppressions de postes ces derniers mois dans le monde.

Fin 2024, Bosch employait près de 418.000 personnes dans le monde, dont 5.500 pour Bosch France.

Bruxelles prépare un texte sur l'accélérateur industriel, comportant l'exigence d'un certain pourcentage de contenu local pour les véhicules électriques produits et vendus en Europe. Déjà repoussé en décembre et prévu pour le 29 janvier, il est finalement attendu dans quelques semaines.

Seuls ces véhicules pourraient bénéficier d'aides à l'achat et accéder aux marchés publics européens.

Dans une tribune lundi, trois grands équipementiers français ont réclamé que ce taux soit fixé à 75% de la valeur des véhicules hors batterie, autrement dit en figeant la situation actuelle, en estimant que sous ce seuil, des entreprises disparaîtraient.

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